Mon travail, cet enfer.

Il y a peu je reprenais une vie plus ou moins active en espérant les jours meilleurs mais l’enfer arrive! Un entretien pointe son nez… Allez j’y vais, de toute façon c’est le dernier!!

Arrivée à l’entretien, une petite fille vient m’accueillir en me donnant son doudou (oui, petite précision, c’est un poste de garde d’enfant). Je discute pas mal avec les parents qui me vendent un poste de rêve. Bien trop beau pour être vrai je m’en rends compte maintenant. Donc, il s’agit d’un CDI pour garder des jumelles, c’est sympa. Alors c’est un poste de 80h minimum par mois, mais il faut savoir que l’on a des horaires atypiques. Jusque-là aucun souci pour moi. « Parfois le matin, je vais travailler et je sais que ma mission est annulée ou encore le jour précédent, mais t’inquiète pas dans ces cas-là toi tu ne bosse pas, mais on te paie pour avoir monopolisé ta journée ». « Je vais passer sur un temps partiel et tu auras 2 jours de congés fixes en semaine. Et puis ce sont 2 à 3 jours de boulot maximum ». Beaucoup d’avantages me sont cités. Je sors de là en me disant j’aimerais bien avoir ce boulot.

C’est moi qu’ils choisissent, je commencerais au mois de mai. Bon ce n’est pas le top d’attendre mais bon c’est mieux que rien. Dès le mois de mai, je vois que l’on me demande des heures , des jours supplémentaires que j’accepte de faire. Effectivement quand tu es dans le besoin tu prends. Mais fin mai une tendinite commence, je ne dis rien et travaille comme ça, mais elle vient du boulot. En juin, rebelote on me prévient de changement d’horaire une semaine à l’avance, on me demande de faire des jours de plus, on m’annule des journées et des heures ( qui vous le devinez ne sont pas été payés non plus).
Quant aux 2 jours fixes de boulot eux non plus n’existent pas. La maman a décidé de rester à temps plein, donc je ne sais pas te donner de repos fixe dans la semaine. Le grand top pour trouver un emploi complémentaire.

Et là, nous arrivons en juillet, le mois qui me propulse en enfer. Le papa ne bosse pas les 2 premières semaines, mais moi je viens garder les filles. Lui il sort avec ses plus grands enfants, bien sûr les jumelles se vengent et font vivre l’enfer. Et de plus on les laisse tout faire, et aller dormir vers 23h minuit. Ces semaines sont une catastrophes, je tiens car je me dis allez après c’est deux semaines de repos car d’après mon planning pas de travail jusqu’au 2 aout.
Ça aussi c’est ce que je croyais. Samedi soir la maman m’envoie un sms pour savoir comment prévenir que la semaine prochaine elle aura besoin de moi, et elle veut donc savoir mes disponibilités pour prendre ses rendez vous. Comment ça je ne devais pas bosser moi ? Dimanche au réveil appel et sms pour me demander de répondre. Je lui réponds donc que je suis chez mes parents et que je ne serai disponible qu’à partir de mercredi après-midi. Et sur ce je reçois une réponse assez désagréable. Que je résume, je te donne 8 jours de vacances alors que tu en as droit à 2.5 légalement du 31 mai au 1er juin (pourquoi je ne comprends pas). Tu devais rentrer de chez ta famille après 4 jours que tu m’avais dit … (ah j’ai dit, je pense une petite semaine). Heureusement que j’ai attendu ta réponse pour prendre mes rendez vous, je les prendrais à partir de mercredi après-midi (ben un peu logique je n’étais pas censée bosser). Et à l’avenir j’aimerais que tu me préviennes de tes absences (ah bon maintenant je dois informer mon employeur de ce que je fais des jours où je ne suis pas censée bosser. Et la vie privée là dedans ?)
Plus d’autres petits désagréments, pas de fiches de payes….
Ce boulot me sort par les yeux , je n’en peux plus je sais plus quoi faire.
Et vu comment la maman réagit je ne peux rien dire ou l’enfer va être pire.

Une travailleuse anonyme

Il y a bien quelqu’un qui me tourne autour, mais je sais que ce ne serait pas sérieux, alors je ne fonce pas.
Et pourtant j’ai tellement envie.Ça m’a fait repenser à mes expériences de plan cul, et notamment à Raphaël qui est celui qui a duré le plus longtemps, près d’un an.

Raphaël était très joli garçon, mais physiquement il n’était pas le genre par lequel j’étais généralement attirée. Blond, yeux bleus, pas très grand et de faux airs à Hugh Grant. Raphaël était réalisateur de documentaires historiques et il vivait seul dans un appartement agréable et proche du périphérique.

Il a été mon mentor en matière de plan cul régulier, et par la suite je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec qui ça marchait si bien, avec qui ce type de relation semblait si naturelle.
Pour que ça marche, il faut du respect mutuel, du désir et de la complicité. En dehors de nos échanges sexuels, nous ne correspondions pas. Pas de sms, pas de sorties ensemble, pas d’allusions à une vie « civile quotidienne ». Nous ne nous appelions que pour fixer un rendez-vous lorsque l’un de nous en avait envie.
Nous n’avons jamais mangé ensemble, jamais dormi ensemble, jamais parlé de nos parents ensemble.
En revanche nous prenions beaucoup de plaisir, nous nous amusions, nous nous connaissions, et qu’est-ce qu’on riait parfois !

C’est avec Raphaël que je me suis rendue compte que malgré le fait que je sois plutôt dominante et avec un très fort caractère au quotidien, je préfère que la tendance s’inverse durant l’acte : une soumission légère à modérée m’émoustille drôlement.

Un jour, Raphaël a décliné notre prochain rendez-vous car il avait rencontré quelqu’un. Il m’a proposé de me joindre à eux, mais un trio avec une fille ne me fait pas du tout envie, alors j’ai décliné l’invitation. Je l’ai relancé quelques mois après, sa relation était devenue vraiment sérieuse, je me suis effacée sans peine mais en étant un peu embêtée de devoir retrouver quelqu’un qui saurait gérer aussi bien ce style de relation. Je n’y suis pas encore parvenue.

L’un de mes amis m’a dit un jour que d’entretenir une relation de type « plan cul régulier » ne me met pas dans une situation de disponibilité affective et que je pourrais donc passer à côté de jolies rencontres amoureuses.

Je ne suis pas de son avis, je préfère encore assouvir mes envies ponctuellement et sans attaches plutôt que de rester dans une attente désespérée à la Bridget Jones…Est-ce que j’ai tort de bousculer les schémas ?

Est-ce que les plans culs et la recherche de l’amour sont à ce point incompatibles ?

 Une solitaire anonyme

Il y a quelques mois, je vous racontais ma relation plutôt confuse avec un mec. Au mois de février avec celui-ci m’avait sorti les violons. J’aurais dû lui demandé ce qu’il voulait réellement, mais j’en avais pas trop le courage. Malheureusement pour moi, on ne s’est pas vraiment revu après. Quelques sms sans grande importance. Après deux mois, voulant récupérer des boîtes qui était chez lui, je le presse un peu. Il passe en coup de vent, moi j’étais pressé. L’ambiance était bien différente de celle que je connaissais avec lui. Sûrement dû à moi, mais je ne me formalise pas.

 

Trois semaines plus tard, alors que je bosse, il m’appelle. Il reste un ami donc je réponds. Il me propose de passer manger chez lui. Je finis tard, mais je passe quand même, et je passe une bonne petite soirée. Il me fait parler de tout de rien, des contacts que j’ai avec les gens et je rentre comme une grande. Peu après il m’appelle toujours pour prendre de mes nouvelles, enfin à la base. Mais pour je ne sais quelles raisons la conversation tourne sexe.

 

Et puis au détour de plusieurs phrases, je comprends que recoucher avec moi ne le dérangerait guère. Mais mon ami il y a encore quelques semaines, tu voulais que je sois une amie, il faut savoir quoi. « Ben, on peut être ami et coucher ensemble. » Certes, c’est vrai, on l’a déjà fait auparavant. Et on s’est revu, on s’est envoyé en l’air. Mais j’ai eu les réponses à mes questions. Il ne veut toujours pas me faire souffrir. Ce qu’il a dit, il le pensait. Mais il a eu des soucis, des trucs à penser après.

 

Enfin maintenant, au moins les choses sont claires par rapport à notre relation. Me reste à découvrir pourquoi depuis 6 mois, on finit toujours par retourner l’un vers l’autre. Pourquoi il est si important pour lui de m’embrasser ?

 

Une perdue anonyme.

Des centaines d’abonnés.
Des tonnes de commentaires pour chaque article écrit.
Des sélections en Une.
Si on regarde de loin, on se dit que j’ai réussi mon pari de blogueuse.

OUI MAIS

La réalité c’est que je sens que mon blog et moi, on n’évolue plus du tout dans la même direction.
Bien entendu comme tout le monde, j’ai rêvé de ce semi état de grâce.
Et puis aujourd’hui, j’aspirerai presque à un peu plus d’anonymat, un peu plus de solitude, de n’être plus qu’une plume parmi tant d’autres. J’aimerai presque changer de nom, d’identité, passer dans la clandestinité, car j’arrive à ne plus savoir ce que je veux ni qui je suis vraiment.
En fait je me sens un peu perdue, sous pression. Je finis par m’imposer trop de choses, à avoir trop de projets qui me prennent tout mon temps, qui envahissent mon esprit. Je finis par perdre pied, par manquer d’inspiration.
Je ne me sens plus aussi à l’aise dans mes baskets. Peut-être que ça n’a rien à voir avec le blog. Peut-être que c’est moi qui change et qui ai besoin d’autre chose, qui suis disposée pour un nouveau départ.

Quelle est la solution :
Changer de cap encore une fois ?
Ou attendre que la crise passe ?

Une blogueuse anonyme

Je plaide coupable !

Je ne sais pas trop ou par où commencer je me demande sans cesse si je plais, c’est une lubie. Je questionne sans cesse mon homme sur l’effet que je lui fais mais non, pour monsieur à part mon surpoids ça va.
Mais je n’arrive pas à le croire alors j’ai décidé d’aller sur Adopteunmec pour voir si des hommes sont intéressés par moi.
Je suis folle je sais !

Je suis une femme de 28 ans, heureuse en amour. J’ai l’homme le plus idéal du monde, il me soutient tout le temps. Je souffre de troubles borderline et il reste avec moi, car il m’aime vraiment et moi je lui fais cela c’est horrible !!!

Je cache le fait que je suis en couple, parle avec d’autres hommes juste à côté de lui en penchant seulement mon pc, et j’attends avec impatience, je sélectionne, emballé, c’est pesé je tchat avec un jeune homme tatoué et barbu.

Que dois-je faire ? Tout arrêter avant d’être prise dans mon piège ? Dois-je tout avouer à mon ange ?

Une perdue anonyme.

J’ai découvert cet espace en voyageant dans la blogo aujourd’hui et le hasard fait bien les choses parce que j’ai justement besoin d’un espace anonyme pour partager certaines choses et je ne sais pas le faire sur mon blog ou avec une amie pour un tas de raison.

La principale de ces raisons c’est sans doute que je ne suis pas fière de ce que je vais partager. J’ai honte de ce que je ressens, mais bon, je dois bien admettre que c’est ce que je ressens et je ne peux pas m’en empêcher.

En bref : je suis jalouse et je n’arrive pas à gérer ma jalousie. Jalouse de mon compagnon. Ça fait 4 ans que nous sommes ensemble et je lui fais confiance. Mais je suis jalouse de lui ; parce que j’ai l’impression qu’il a la belle vie alors que moi je trime pour arriver à quelque chose pendant que lui, profite. A tout niveau, professionnel et social.

Dans ses projets. Dans le temps libre qu’il a, dans le temps qu’il consacre à ses loisirs (je trouve qu’il est égoïste parfois mais ça, ce sera peut-être pour un autre billet). Il a beaucoup d’amis et est souvent sollicité. Il est gentil, serviable et s’entend tellement bien avec tout le monde qu’il est même plus proche de certaines de mes collègues que moi.
Et aujourd’hui je suis jalouse parce que mes collègues l’ont invité à aller au théâtre avec elles. Mais ne m’ont pas invitée moi. Elles l’ont déjà invité à plusieurs reprises boire des verres, prendre un petit déjeuner… en m’excluant. Ou en tout cas, en ne me proposant pas de venir également. Ce que je trouve vexant. Et pas normal. Parce qu’elles savent parfaitement bien que nous sommes ensemble. Nous travaillons tous pour la même entreprise. Et nous nous côtoyons régulièrement dans le cadre du travail elles et moi, pour certains projets. Ça se passe bien, il y a une bonne ambiance mais ça reste dans le cadre du travail.

Elles prennent le train avec lui presque tous les jours, c’est comme ça qu’elles ont fait sa connaissance, ce qui créée plus de liens que dans le cadre professionnel, je peux comprendre. Pour ma part, je ne prends plus le train car mes horaires sont différents et ce n’était plus possible depuis plusieurs mois alors je fais les trajets en voiture, parfois mon compagnon se joint à moi mais la plupart du temps il part de son côté et moi du mien. Il me dit que de toute façon il préfère prendre le train c’est plus pratique pour gérer nos horaires différents et il apprécie l’ambiance des trajets avec elles.
Je peux comprendre et accepter qu’il y ait une complicité qui se soit installée au fil du temps et que leur relation soit différente de celle qu’elles ont avec moi. Elles le voient presque tous les jours dans le train et pas moi. Seulement, pour les activités en dehors, je ne comprends pas qu’elles ne proposent pas que je participe. Au moins de temps en temps. Peut-être pas à chaque fois, mais pour le théâtre, j’aurais été partante. Et ça me ferait plaisir de venir.

Je me pose des questions et je vis mal qu’il passe des bons moments avec elles sans que je sois là. Lui avec mes trois collègues. J’ai bien sûr déjà essayé de lui en parler mais il prend ça sur le ton de la plaisanterie ou me reproche d’être jalouse « pour rien ».
Et me répond :
– que ce n’est pas de sa faute si je ne suis pas invitée et qu’il les voit plus souvent que moi ce qui explique qu’il soit plus proche d’elles que moi,
– qu’il a le droit d’avoir des amies (de sexe féminin),
– que je n’ai pas de raison de m’inquiéter,
– qu’elles sont toutes les trois en couple,
Bref, c’est moi qui ai tort.

Ça m’irrite encore plus cette impression qu’il ne comprenne pas que cette situation n’est pas agréable pour moi. Qu’il n’essaie pas de m’inclure dans cette relation, un peu comme si il appréciait cette relation privilégiée, lui, le seul homme avec trois jeunes femmes. Le petit chouchou.

Je ne pense pas être une personne possessive, nous avons chacun nos activités, je vais parfois dîner avec une amie sans lui et lui aussi a ses amis qu’il voit sans moi, nous ne faisons pas tout ensemble. Mais cette relation-là, avec mes trois collègues, me gêne profondément.
Peut-être parce qu’elle me rappelle la période des exclusions vécues il y a longtemps : quand j’étais à l’école, j’avais peu d’amis, je n’étais pas populaire, j’étais celle qui n’était jamais choisie quand on faisait les équipes de volley, pour les travaux de groupe, la solitaire, celle qu’on invitait pas aux anniversaires ou alors par intérêt etc.
Ou parce que je sens qu’il apprécie être « courtisé » même si c’est anodin, par des filles qui ne sont pas célibataires ?

Franchement, dites-moi : dans une telle situation vous penseriez comme moi ? Que feriez-vous ?

Une fille jalouse

La distance

Je suis au travail. Il est peut-être 14h. Je lis son message sur skype. Je m’attendais à un « tout va bien, on repart pour 6mois ». Mais non pas cette fois. Je me fige. J’ai l’impression que je vais vomir. Un poids énorme oppresse ma poitrine. Je ne peux plus respirer. Les larmes commencent à couler sur mes joues. Je ne peux pas craquer. Je lui réponds que rien n’est sûr, qu’il faut faire plus d’examens, qu’une radio ça ne suffit pas. Pourtant je sais bien au fond de moi ce qu’il se passe. Des nodules dans les poumons, pas un mais « DES ». Je ne dois pas craquer. Je ne peux pas. Je déteste la terre entière. Je me déteste. Il m’écrit « tu vois tu as peut-être eu raison d’arrêter de fumer ». Je culpabilise. Peut-être que si je n’avais pas arrêté de fumer ça ne serait jamais arrivé. C’est stupide je le sais. Mais cette pensée tourne en rond dans ma tête. Il faut bien trouver une raison. Je continue mon travail, je ravale mes larmes. J’évite le regard des gens. Je ne veux pas qu’ils me demandent pourquoi. S’ils le font je vais pleurer. J’écris à mon amoureux pour lui dire. Je ne peux pas lui téléphoner car je ne peux pas parler. Je finis ma journée. Je rentre en courant chez moi sous la pluie. Je me concentre, je les appelle sur skype. Je souris, je fais face, je ne veux pas leur montrer que je suis inquiète. On arrive presque à sourire. Je veux qu’il garde le moral. Je raccroche. Je suis un zombie. Je passe en mode automatique. Je « fais » les choses. Mais je ne peux pas parler aux gens, je les déteste. Je suis tellement en colère. Je ne peux pas aller aux réunions, je ne peux pas me concentrer. Je ne peux pas réfléchir, je ne vois que ces mots de skype. Et puis je m’effondre, je rentre chez moi en courant, en larmes, je me jette dans les bras de mon amoureux, je pleure. Je ne peux plus m’arrêter. Il ne me demande rien. Il sait. Il comprend. Il me serre dans ses bras pendant un long moment jusqu’à ce que mes sanglots s’estompent. Je ne peux pas croire que le cancer revient. Cette putain de maladie revient. A un autre endroit sous une forme différente. Cette fois-ci la bataille n’est pas la même. Je ne sais pas si celle-là peut se gagner. Je ne veux pas perdre mon père. C’est à ce moment-là que la distance qui nous sépare me fait le plus mal. Je ne sais pas si je serais plus utile là-bas. Mais au moins je serais avec lui. Alors je décide que je vais me battre avec lui. Même à distance. Je ne sais pas encore comment.

Sa fille en colère.