Archives de la catégorie ‘A propos de façon d’être’

Incapable d’aimer.

Je suis incapable d’aimer.

Je ne passerai pas par dix milles chemins, je ne suis pas capable d’aimer.

C’est vrai, mon corps ne ressent pas l’amour, il ne se sent pas aimé lui-même et il sait qu’il ne peut pas aimer.
Mes sentiments ne reposent que sur la colère, la frustration, la tristesse. Mon âme est malade et j’ai l’impression de ne rien faire pour la sauver.
Quand je pense aimer, jamais ça marche. Jamais j’te dis. Jamais.
J’ai envie de crier, de pleurer, de vomir… même plus.

Pas les couilles pour faire ça. Jamais eu de couilles pour faire quoi que ce soit. Jamais eu de couilles pour flirter avec une fille. Jamais eu de couilles pour me consacrer à un sport. Jamais eu de couilles pour assumer ma coupe de cheveux. Jamais eu de couilles pour me décider sur un outfit le matin.

C’est pitoyable. J’ai l’impression de m’effacer, que les personnes passent à côté de moi sans se soucier, que ma présence est confondue avec mon absence sans que ce principe ne soit réversible.
Une fille m’a fait comprendre que se faire mal par faute de l’amour n’apporte rien, si ce n’est que des cicatrices.
Aujourd’hui, une seconde fois blessé par l’amour. J’ai mal mais je dois garder ça en dedans. Je dois, comme on m’a déconseillé de faire, garder la boule noire en dedans.
Je dois m’empêcher de crier, de tout casser, de frapper.
Je veux me libérer. M’envoler. Vivre pour une fois.

J’ai pas envie de faire comme tout le monde. Je veux vivre bordel. M’évader. Voyager. Crier. Pleurer. Et librement. J’aimerais dire «Adieu, Terre», et m’enfuir le plus loin possible d’ici. J’aimerais que le gouvernement s’écroule et qu’on soit tous forcés de survivre.

J’aimerais un tas de choses.

Mais jamais j’aimerai quelqu’un.

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Un peu perdue…

Je sais bien qu’il y a des choses plus compliquées dans la vie et des histoires plus dures encore mais cela fait maintenant 2 ans que je suis littéralement perdue dans ma vie..

En juin 2017 je me suis mis en couple avec un garçon nommé (M) que j’aimais beaucoup, mais je suis une personne qui n’a absolument confiance en elle.
Les débuts étaient comme chaque début de relation, simple, sans prise de tête. Mais 1 mois seulement après nous être mis ensemble, je suis tombée enceinte. J’avais seulement 18 ans et je n’avais donc absolument pas de situation.

Après quelques semaines de réflexion j’ai fini par décider d’avoir recourt à une IVG. Ce n’étais pas le choix du cœur mais tout bêtement celui de la raison, le meilleur choix pour M.
J’étais bouleversé et pourtant je savais que je faisais le meilleur choix.
Et je pense que ce fut le début d’une année très compliqué. Je pensais pouvoir supporter ce que j’avais fait mais je me trompais totalement.

J’ai commencé par manger encore et toujours plus comme pour combler le vide qui me hantait. Je pensais sans cesse à ce qu’aurait dû être ma vie si je n’avais pas avorté, j’avais sans cesse l’impression d’être enceinte. Je pleurais dès que mes règles arrivaient, je cauchemardais toutes les nuits en rêvant que mon ventre s’ouvrait de l’intérieur, je hurlais durant mes nuits, me réveillais en sursaut.
J’ai finalement pris 10 kilos et des vergetures au ventre, aux seins… tout semblait similaires à une grossesse. Mes angoisses revenaient, j’avais peur, peur de tout, peur d’avoir cassé quelques chose en moi, peur d’avoir fait une bêtise, peur de m’en vouloir à jamais. Je pleurais sans cesse.

J’ai fini par arrêter mes études et de ne rien faire. Toute la journée me poussait lentement dans une déprime que j’allais difficilement quitter. Mon copain et ma famille me regardaient me décomposer et malgré leur nombreuses tentatives pour me faire comprendre qu’il était temps pour moi de me remettre à « apprécier la vie », je n’entendais rien.
Je ne m’acceptais plus, je ne me regardais plus, ne vivais plus et ne pensais qu’à ce fameux jour du 16 aout 2018. J’avais conscience d’avoir pris la bonne décision mais mon cœur était en morceaux.

J’ai appris le jour de Noël 2018 que ma sœur ainée était enceinte. Il y a d’abord beaucoup de joie puis je me suis rendue compte que j’aurais dû moi aussi, à ce moment là, être enceinte.
Et j’avais peur de vivre cette grossesse par procuration, de vouloir voler à ma sœur ces moments là qui n’appartenaient qu’à elle, j’avais peur de ne pas la voir, elle, profiter de ces moments là alors que je hurlais au fond de moi pour avoir cette chance là. C’était paradoxal et inexplicable de la voir, de l’entendre.
J’ai été proche tout du long de sa grossesse et encore aujourd’hui quand je regarde mon neveu, je me dis que cela aurait pu être moi aussi. Et je m’en veux de penser ça car ce n’est que mon neveu.

Après 1 an à vivre difficilement après cette épreuve, j’ai commencé a avoir des soucis avec mon copain et ma belle famille. Alors que ma sœur étais sur le point d’accoucher (15 août 2018), mon beau père m’a clairement dis que j’étais une « perverse narcissique » que je voulais « détruire M »  « tu n’as pas de bonnes intentions » « si il perd du poids c’est à cause de toi » « il n’est pas heureux » «  tu n’es qu’une gamine »…

J’ai d’abord pas vraiment réagi, mais j’ai fini par en parler à mes parents en leur demandant si eux aussi pensaient ça.

Mes parents était furieux de savoir qu’un homme de 60 ans se permettait de me parler de cette façon là. Et j’étais triste de voir que mon copain croyait son père à ce sujet alors que pendant toute l’année que nous avions passé ensemble son père le surveillait, lui envoyait des messages 4 fois par jour, voulait tout le temps savoir ce qu’il faisait, où il était, il s’immisçait dans notre relation privée, l’appelait mon amour à tout bout de champs, avais une maison dégueulasse que je passais d’ailleurs mon temps à nettoyer. J’avais entretenu son père en s’occupant du linge, de la nourriture, de la maison, de ces chats… pendant que lui disait à M que je n’étais pas bien que j’avais de mauvaises intentions… M à fini par faire ses études à 2 minutes de chez son père, à habiter chez lui, à lui rapporter tout ce qu’il faisait, quand, comment, pourquoi..

Il se mettait dans cesse en compétition avec moi.

Ma mère m’expliqua bien après que s’il agissait comme ça c’était certainement à cause de la perte de ses 2 sœurs lorsqu’il était plus jeune. Je ne vous parle pas non plus de la mère de M qui pleurait car elle ne voyait pas son fils assez souvent (on était 2 à 3 jours par semaine chez elle), elle tapait dans les murs avec l’aspirateur pour qu’on se réveille, l’appelait elle aussi 3 fois par jour…
J’étais totalement piégée au sein de cette famille en leur trouvant toutes les excuses du monde. J’ai fini par douter énormément de moi, à penser que j’étais comme ça, à pleurer, à faire déprime sur déprime, à ne plus vouloir manger, à ne plus vouloir aller au travail… M à finalement fini par me quitter le 20 novembre 2018.

J’ai perdu 10 kilos 2 semaines après seulement. Je me suis senti libérée et enlevée d’un poids.

Aujourd’hui j’ai encore des séquelles de toute cette histoire et surtout de l’avortement mais j’ai beaucoup pris conscience qu’il fallait que j’en profite.
Malheureusement j’ai l’impression d’être incomplète et plus vraiment à ma place. J’ai envie de partir et de quitter ce que je suis en train de faire. J’ai l’impression que pour me reconstruire il faut vraiment que je parte loin mais je n’ose pas.
Je me sens différente comme beaucoup plus mature mais aussi beaucoup plus détruite qu’avant. Je ne me reconnais plus.
Je ne sais juste plus quoi faire. J’ai envie d’avancer vraiment. Mais je perds le contrôle de moi même, de mes envies…

Ces cadres qui nous gouvernent et qui m’exaspèrent.

Aujourd’hui, j’ai envie de pousser un coup de gueule contre cette caste de la société que l’on appelle les cadres (ou cadres supérieurs quand ils sont très haut placés)

Pourquoi ? Et bien parce que leur statut bien qu’honorable m’exaspère au plus haut point et ce, pour plusieurs raisons car le cadre a de nombreuses raisons de se plaindre.

Le cadre est toujours mal en point et a souvent des maux, de tête, de ventre ou de bien d’autres parties de son corps qui le dérangent. Alors pour y pallier, le cadre va de médecin en spécialiste, souvent de spécialistes hyper renommés pour tenir son rang et bien sûr inaccessible au commun des mortels. Parce que, eux les cadres, ça ne les dérange pas de consulter plusieurs spécialistes à 100€ la consultation puisque de toutes façons, ils ont les moyens ou ont une super-mutuelle-de-la-mort-qui-tue, que toi tu as peut être mieux en vrai mais à qui tu laisses croire que non pour éviter des discussions sans fin.

Le cadre est toujours surmené, toujours débordé de boulot, mais travaille au forfait et peut donc se permettre à peu près tout pendant ses heures de travail comme aller chez le coiffeur, faire un peu de sport ou même aller faire les soldes. Le côté débordé de boulot ressort quand, au détour d’une conversation tu entends le mot débordé, ça veut dire beaucoup de réunions, mais alors beaucoup beaucoup pas juste un petit briefing d’équipe pour donner les directives mais des réunions qui parfois peuvent durer toute la journée, avec plateau repas Fauchon livré sur place pour ne pas louper une miette de cette sacrosainte réunion ! Mais le cadre t’envoie des sms ou des messages sur les réseaux sociaux pendant ces réunions… A croire qu’il brasse pas mal de vent finalement !

Le cadre est toujours en colère après son patron, pour diverses raisons, la première étant qu’il n’a pas d’augmentation pour causes de conjoncture compliquée… Et que, bien entendu au vu du travail qu’il fournit ce n’est absolument pas normal qu’il passe à côté pendant que d’autres moins payés auront une augmentation eux. Le cadre veut tout ce qu’à son collègue de « cadritude », une voiture de fonction, par exemple… Ouais parce que 20 kilomètres avec sa voiture perso, c’est inadmissible, ce salaud de patron pourrait au moins rembourser l’essence non ?

Le cadre est toujours saoulé par ses propres enfants, qui n’écoutent pas, qui ont mauvais caractère ou qui font les pires conneries de la terre. La maîtresse est souvent très conne, elle ne comprend souvent rien mais voit bien que ces gamins sont à la garderie de l’ouverture à la fermeture et que ça dérange quand un des gosses est malade. Forcément elle n’est qu’une maîtresse qui ne gagne finalement pas grand-chose au vu du salaire des parents et qui, en plus ne sait pas utiliser la pédagogie… Bah oui c’est vrai qu’élever ses gosses à coup de fast-food est bien plus simple.

Le cadre a toujours tout vu, tout fait et souvent les mêmes choses que vous, mais en pire, bien pire ou en mieux, bien mieux. Si vous donnez des couvertures à une association, lui aura donné des sacs entiers de plaids ou pull ou autre… Si vous achetez un appareil ou un vêtement quel qu’il soit lui aura acheté au centuple et QUE des marques parce que ta marque carrefour ou auchan, ça ne fait pas aussi bien qu’un pull en alpaga dans l’une de ses réunions huppées.

Souvent le cadre te prend pour un con, pour celui qui ne sait pas ou alors essaie de prouver que tu as raison MAIS qu’il a plus raison que toi. Nan parce que si tu n’es pas cadre, tu ne sais forcément pas grand-chose. Limite tu ne dois pas voter car tu vas voter à gauche ou chez les verts et que forcément ce sera pour faire augmenter leurs impôts à eux… Alors vaut mieux voter à droite et voir ton frigo se vider un peu plus et leurs intérêts leur rapporter un peu plus aussi. C’est cliché peut être mais c’est pourtant ainsi.

Le cadre part en séminaire…. Là c’est le pompon ! Oui, parce que le cadre a besoin de décompresser dans des hôtels 5 étoiles avec toutes ses équipes pour resserrer les liens et reprendre les objectifs communs. Alors le cadre part 3 fois par an, en abandonnant famille et enfants pour aller faire un peu de voile ou de golf dans un hôtel au jardin verdoyant, à se goinfrer de petits fours et de caviar aux frais de la princesse.

Le cadre part souvent en vacances pour causes de congés payés bien sûr mais aussi de RTT à tout va. Il part donc à travers le monde en te faisant profiter de ses repas au restaurant, de vues magnifiques dans une mer du globe ou au bord de l’océan (ah oui on ne dit pas la mer, mais l’océan, bien plus classe !) Il part skier un weekend aussi en se plaignant que la neige n’est pas au top en fait… Du coup, tu le retrouve au parc d’attraction, au zoo, ou au restaurant forcément !

Bref tout ça pour dire que quand tu n’es pas cadre, ben quand tu as mal quelque part, tu vas à l’hosto parce que c’est gratos, et que tu attends comme tout le monde, et que, ce n’est pas pour cela que tu es mal soigné.

Quand tu n’es pas cadre, tu ne pars pas au bout du monde mais tu restes pas trop loin car déjà rien que les billets d’avion explosent ton budget pour 3 semaines.

Quand tu n’es pas cadre, tu n’es pas inculte pour autant, car toi, au moins tu restes éclectique et te nourris de choses normales, comme la nature, le rire des enfants… Et accessoirement tu te permets une romance de temps à autre quand le cadre lui, lis des polars ou des trucs philosophiques parce que c’est mieux que de lire Harlequin !

Quand tu n’es pas cadre tu fais ton ménage, tu prends ta bagnole pour aller bosser même à 50 bornes de chez toi quand lui a une femme de ménage, un jardinier, une nounou… Bref lui quand il est chez lui il ne fait RIEN alors que toi, tu trimes pour tout : ménage – enfant –jardin…

J’en aurai encore des tonnes à écrire car ces personnes-là ne se rendent même pas compte qu’ils perdent un peu de leur humilité, qu’ils se grillent eux-mêmes à ne pas entendre ce que leurs disent les petits gens.

Ils ont certes eu la chance de faire des études, souvent hors de prix et tant mieux pour eux, mais ça n’excuse pas les comportements de dénigrement et le culte du « toujours mieux que toi ».

Je ne suis pas cadre mais mon salaire je l’ai mérité, car les heures de boulot que je fais, même si ce n’est que 7 par jour, elles sont productives, effectives, peut-être pas très valorisantes mais je ne glande pas une seconde et quand je rentre, je peux fermer la porte du boulot pour la soirée, je n’ai pas besoin de pseudo conscience professionnelle qui me pousserait à répondre à un mail pro le weekend ou à onze heures du soir !

Quand je tonds la pelouse ou que ma maison est propre, je suis satisfaite de mon boulot, et je n’ai pas besoin de critiquer la femme de ménage qui a oublié le meuble en teck de la salle à manger hyper moderne car le rustique c’est pourri.

Attention ne vous y méprenez pas, aucune jalousie de ma part, juste un peu de tristesse de voir combien la condition sociale peut détériorer la pensée des personnes, et combien même si je ne suis qu’une petite ouvrière avec un bas salaire, je n’ai pas grillé mes neurones à vouloir péter plus haut que je n’ai le cul.

Je hais les contraintes.

Pendant longtemps je n’ai pas pu m’obliger, me soumettre à certaines contraintes. C’est une évidence de dire que ce n’était pas facile à vivre pourtant on ne me voyait que comme une gamine très têtue, très difficile. C’était le cas, c’est clair. Associé à ça j’étais très casanière et farouche sur les bords (bon, pas que sur les bords). Ça c’est souvent traduit par un « j’ai pas envie alors je le fais pas » marié à un « j’ai envie alors je le fais ».

Je suis « guidée » par mes instincts, mes envies. J’ai déjà plaqué des études (plusieurs fois), des boulots ou des exs comme ça, parce que c’était ce que je voulais. Je suis toujours retombée sur mes pattes (je tiens de ma mère sa débrouillardise et son « je me débrouille toute seule comme une grande »).

Je pouvais décider à 7h du mat’ de m’accorder un week-end de vacances à 500km, charger ma voiture, prendre le train et partir. Je pouvais rompre après 1 an de relation et déménager en 1 semaine chrono. Non je n’ai pas d’avenir dans cette filière je plaque tout et je change de fac.

Avec ma famille j’entretenais des relations disons … distendues. Plus exactement avec ma famille très proche tout roulait, mais ma famille très proche se résumait à mes grands-parents et un oncle paternel youhou ^^. Le reste était assez éloigné géographiquement, les cousins ont fait leur vie ailleurs et voilà. Avec ma mère ça ne s’est arrangé que récemment suite à son divorce (j’ai fait sauter le champagne, littéralement).

A 900km du nid familial j’ai rencontré l’homme de ma vie, rien que ça. Et lui, il a une famille très proche et très soudée, mais VRAIMENT très soudée… Tout est prétexte à faire un repas, à se voir, passer du temps ensemble. Je vous raconte pas le choc (faut que j’abrège ^^’). J’étais toute heureuse de m’intégrer à cet environnement en plus j’ai des beaux-parents de rêves ! Je pensais que j’étais « guérie » (ouais enfin, je me considérais pas comme malade non plus ^^’).

Hier soir ce fut le drame. D’un banal sms à sa belle-sœur il se voit reprocher d’avoir oublié l’anniversaire de sa nièce (qu’on fête samedi midi au passage). Apparemment pour certain c’est un fait qui mérite d’être érigé en catastrophe ! Je l’ai vu se décomposer, vraiment … ça lui a fait mal et ça m’a mis en colère. Ce qui touche mon chéri me touche aussi c’est normal. Il n’utilise pas facebook et n’a pas de smartphone qui lui dit « hey mec, ta nièce fête ses 4 ans aujourd’hui » et alors ? Y’a pas mort d’homme !?! Entre début janvier et mi-février c’est le 5ème repas d’organisé bordel ! Ça m’a éclaté au visage comme une grosse bulle de savon, avoir une famille si soudée c‘est une montagne de .. contraintes, d’usages, d’habitudes, de conventions, de codes (que je découvre, déconvenues après déconvenues) et ça commence à me peser sérieusement. Est-ce que moi je me permets un commentaire quand je reçois un mail comme ça « hey on fête l’anniversaire de machine ce jour-là, ci-joint une liste de cadeaux dites-moi ce que vous prenez, bisous. »
Franchement, je raccourcis à peine … Mais non, je ne dis rien, je m’adapte alors que je trouve que c’est carrément impoli de.. de .. de réclamer ! (c’est ce que ça m’inspire à moi…)

Je ne veux pas craquer et faire ma sauvage, je ne veux pas non plus le mettre dans l’embarras et me fâcher avec tout le monde. J’ai l’impression d’être bloquée et je déteste ça …

Une insoumise anonyme.

Je mentais.

Tous les enfants mentent.
Moi je le faisais beaucoup ! Mais surtout aux autres enfants, j’avais bien compris que le mensonge auprès des adultes était trop compliqué.

Bon, j’avais aussi un monde imaginaire foisonnant : un dragon invisible, un cheval pour meilleur ami et des tas d’aventures qui m’attendaient à chaque coin de rue.

En primaire je mentais sur ces relations à mes personnages imaginaires.
Au collège j’ai inventé la mort de ma grand-mère et une agression par un gars avec un flingue, j’avais même monté tout une histoire autour de ça, j’avais un ami qui était menacé, et il ne sortait pas de chez lui, et on était amoureux, et puisque j’étais avec lui alors j’étais menacée aussi.
Au lycée j’ai inventé ma perte de virginité (bien sûr), je racontais aussi que j’étais très proche d’une ou plusieurs célébrités.
Jeune adulte je disais que j’avais avorté, que j’avais déjà pris de la drogue, que mes parents me laissaient faire ce que je voulais.

Aujourd’hui je n’ai plus de traces de tous ces mensonges… Les gens qui les ont cru sont sortis de ma vie, alors tout naturellement ils sont partis avec eux.

Aujourd’hui je n’ai plus besoin de me rendre intéressante aux yeux de quiconque, alors je ne mens plus, même sur mon blog !

Une mythomane anonyme.