6 mois maintenant !

6 mois maintenant que je t’ai quitté, que j’ai sauté le pas de la séparation, après 3 ans à me poser des questions, à hésiter, à subir ton rejet et ton courroux, 6 mois maintenant que j’ai repris les rênes de Ma vie, pas celle que tu souhaité m’imposer, celle que j’ai subi les yeux fermés, croyant que c’était ça l’amour.

Il y a 3 ans j’ai tenté de t’ouvrir les yeux sur le mal que tu ne voyais pas, mais ta fierté de l’homme a fait que ce n’était que moi qui envenimais les choses, moi qui avais fait le choix d’être là jour après jour pour élever nos enfants, moi qui t’attendais le soir après tes longues journées de travail, oui je ne faisais pas le ménage à ton gout, mais qu’est ce que quelques grains de poussière dans le rouage d’une vie ?

Toi qui me demandait tant d’attention et qui rejetait mes intérêts pour tes journées, ton seul credo était « va te faire foutre connasse, tu passes ton temps à jouer a candy crush vautrée sur le canapé et tu dilapides mon argent et ma sueur en croyant faire de bonne chose à bouffer » et là les coups sont tombés, et là à genoux devant toi, te suppliant de ne pas partir, tu m’as explosé le tympan, et là un certain soir, notre fille en train de téter, tu es venu me mettre des coups sur la cuisse, elle n’avait pas trois ans, elle était si innocente, si serine et confiante en la présence de ses parents, tu dis que c’est de ma faute, que je t’ai poussé à bout, alors que je ne faisais que penser à la sérénité de notre fille, de ses frères qui nous entendaient crier, mais non, c’est moi, moi la fautive de la destruction de cette famille, celle dont je croyais qu’elle aiderait notre amour à avancer.

Aujourd’hui, cela fait 6 mois que je t’ai quitté, cela fait 6 mois que j’ai déménagé, avec nos enfants, ces enfants que tu me dis maintenant avoir « fait » pour me faire plaisir, comme le mariage que l’on a signé devant le maire, j’étais alors enceinte de notre premier enfant, pour moi, en effet, j’avais déjà 5 ans de plus que toi, c’était important que le nom de mon fils soit le même que celui que je porterai lors de sa naissance, oui je t’ai demandé de m’épouser, pour notre avenir, pour nos enfants, pour nous, pour créer une famille, pas pour être une esclave qui reçoit des coups quand l’homme en a décidé.

Oui j’ai fait le choix d’être mère au foyer, appuyée par tes dires, appuyée par la sérénité que tu me promettais de ressentir, en sachant que toujours tu aurais ta petite femme à la maison, que nos enfants ne seraient pas transbahutés de nounous en nounous, de garderie à l’école aux aurores et de repas à la cantine. Oui tu étais fier de m’avoir là, le soir, avec un petit plateau apéro prêt à ton arrivée, aujourd’hui tu rejettes tout ça, tu me dis que c’était de la merde, que je n’ai jamais su t’écouter.
Alors peut-être que je n’en ai fait qu’à ma tête, peut-être que je suis fautive de t’avoir poussé a bout, oui ces coups et ces marques que nos enfants ont pu voir sur mon corps ne sont que de ma faute, jamais je ne saurai, jamais une femme qui a subit ça ne pourra se déculpabiliser.

Aujourd’hui, on a des enfants, un ado et deux plus jeunes, le grand est perdu entre le lien qui l’unira a jamais avec sa mère et la protection envers son père, un père qui lui demande de rester auprès de lui pour « le remercier de ces premières années » celles où Monsieur travaillait, où Monsieur était le seul a apporter de l’argent sur le compte bancaire, mais merde l’argent ne fait pas le bonheur, ouvre les yeux, toi le père, et imagine ce que c’est que le véritable amour.
Toi qui a vécu le divorce de tes parents, toi qui a vu ton père frapper ta mère, toi qui a vu ta mère prendre des amants, veux-tu que ce soit ça l’avenir de tes enfants, aujourd’hui, à peine six mois après mon départ, tu cries haut et fort que tu as une amante, et que crois tu que tes enfants pensent, sont ils fiers de savoir que leur père a si rapidement effacé leur mère, la chair de leur chair, celle qui les a mis au monde, celle qui les a porté pendant 9 mois en son sein, Ho mais oui je comprends ce n’est pas monnaie sonnante et trébuchante…

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Commentaires sur: "6 mois maintenant !" (5)

  1. Courage pour la suite.
    Mais la décision était nécessaire.

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  2. Quel courage de prendre cette décision c’est toi qui a tout compris 🙂

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  3. Horrible mais tu mets bien en avant le souci des femmes au foyer avec ou sans enfants ,on ne nous aime pas pour nous même mais pour le pantin que l on deviens . Moi il a 2 ans que j ai dit stop

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  4. Tu as eu bien sur totalement raison ! A la première insulte et d’autant plus au moindre coup, il faut déjà être sur le départ… C’est intolérable ! Lorsque j’ai dit au père de mes enfants ma volonté de divorcer, il m’a insultée, m’a frappée même, d’ailleurs je me suis surprise à me défendre, à rendre des coups, je ne m’en pensais pas capable.
    Dans les relations suivantes, j’ai bien prévenu, qu’au moindre geste violent, je serai déjà loin ! Je te souhaite plein de courage car c’est difficile avec les enfants pris en otage.

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  5. Marie Kléber a dit:

    La meilleure décision. Malheureusement ces hommes violents rejettent toujours a faute sur l’autre. Il n’y a rien à faire, à part sauver sa peau et protéger ses enfants. La plus dure décision aussi. Mais une fois qu’elle est prise, quel soulagement. Plein de courage à toi pour la suite.

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