Est-ce qu’un jour ça vous est arrivé d’avoir envie de tuer quelqu’un ?

Moi ça m’est arrivé, une fois. Une fois, j’ai eu envie de marteler l’autre de coups de poings, de l’assommer, de le réduire en poussière. J’ai eu envie d’enrouler mes doigts autour de son cou, de serrer fort, de sentir l’air de ses poumons se vider sous la pression de mes mains.

J’ai eu envie de l’achever, au prix fort, pour tout ce que j’avais vécu, pour effacer le passé, rayer de la surface de la terre cette personne qui ne semblait être venue au monde que pour bousiller ma vie et les maigres forces qu’il me restait.

Vous pourriez facilement me cataloguer en tant que folle, mais quand on vous pousse à bout, on attend quoi au juste, que vous vous aplatissiez comme une crêpe, que vous alliez jusqu’à vous mettre à genoux pour supplier l’autre de vous laisser une autre chance de vous détruire.

Un jour j’ai eu envie de tuer quelqu’un qui m’avait fait du mal. Et puis j’ai compris qu’on ne rendait pas le mal par le mal. Alors j’ai choisi une autre voie. Finir derrière les barreaux pour un connard, ça n’en vaut jamais la peine !

Une ex anonyme

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Commentaires sur: "Ce jour où j’ai eu envie de tuer quelqu’un" (4)

  1. Moi aussi. J’ai eu un black-out. Pour un mot, un geste, une menace de trop.
    C’est terrible ces choses-là. Ça a failli mal finir.

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  2. Oh que oui j’en ai eu envie… Mais pour des raisons haineuses encore plus enfouies, parfois en rapport aux convictions, ou à la politique.

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  3. Je pense que tous à un moment on passe par-là quand on nous fait trop de mal. J’ai été détruite moralement de nombreuses années, j’ai fini dans des crises d’hystérie pas possibles, à me fracasser la tête contre les murs, à menacer l’autre de le planter avec un couteau, à vouloir le renverser en voiture…
    Et puis ma raison a été la plus forte, je me serais fait du mal à moi-même au final (comme tu dis, finir en taule pour un connard, c’est pas le mieux). Alors j’ai fini par fuir, m’échapper de cette personne qui me pourrissait la vie.
    Depuis toutes ces années, je vais bien, je suis redevenue « normale » et je suis maintenant heureuse et épanouie. 🙂

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  4. il y a des moments où l’on a bien envie de faire des gestes interdits mais la réflexion vient et on se dit ce n’est pas la peine que je me retrouve en prison, mieux vaut m’éloigner et ne plus rencontrer cette personne

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