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Bienvenue sur Un Blog Anonyme

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Chapitre 1

Avant toute chose, si j’écris c’est pour m’aider à aller mieux ou du moins essayer.

Je n’ai jamais vraiment écrit ou très peu car j’avais notamment peur que ma famille tombe dessus..

Je ne veux pas qu’on juge la qualité de mon écrit car je ne suis pas ici pour évoquer mes talents d’écriture, je veux juste évacuer ce que j’ai sur le cœur.

Ma vie est une multitude de chapitres, elle est quasiment composée que de chapitres tristes même très tristes..

Ce que je vais vous écrire ici n’est que le début…

Avant de commencer le début de mon histoire, vous devez savoir que je suis une fille et j’ai actuellement 19 ans.

Ne prenez pas peur, je ne compte pas me suicider, je ne souhaite pas le faire car j’ai toujours l’espoir d’être un jour heureuse et de fonder ma propre famille.

Je sais pas ce que je dois faire pour plaire, et je ne sais même pas si je me plais à moi-même

J’ai besoin de voir un psy, en tout cas je ressens ce besoin (tout est si noir)

J’en ai vraiment besoin car parler à une amie n’est pas suffisant pour moi

Je veux l’avis d’une professionnelle et qu’elle m’écoute attentivement car j’ai beaucoup de choses à expliquer

J’ai besoin d’aide dans ma vie car j’ai l’impression que tout s’écroule autour de moi et que rien ne se passe comme j’ai envie

(tout est si noir)

Je n’ai jamais eu de chance dans la vie

J’ai une famille et encore ce qu’il me reste … sur qui je ne peux même pas compter, en tout cas c’est bien cette vision qu’elle me renvoie

Je n’ai aucune motivation, remerciements de leur part

Je dois me contenter de moi même mais le problème c’est que j’arrive à bout de forces et qu’un jour, je risque de m’écrouler voir de mourir

(tout est si noir)

Parfois, je me dis que la vie serait mieux sans moi et que de toute façon, je ne manquerai à personne..

A quoi bon de vivre quand on est malheureux….

Je n’ai jamais vraiment été heureuse dans ma vie, plus j’avance et au plus j’ai l’impression que quelqu’un me veut du mal, veut me faire payer toute ma vie.

D’abord, je vis avec ma mère qui est homosexuelle et je m’en veux d’avoir eu honte de son orientation sexuelle et puis je me dit que j’avais 6 ans et donc je n’étais pas assez mature pour comprendre ce qu’il se passait.

Aujourd’hui, je défends les droits des personnes homosexuelles, je m’informe, me documente et ayant des amis gays, j’ai l’impression de me rapprocher de ma mère.

En aucun cas, j’ai honte de rester avec eux car je me sens bien et je passe vraiment du bon temps.

Puis à l’âge de 9 ans, je perds ma mère d’un arrêt cardiaque et tout ça sous mes yeux.

Ma mère n’a jamais été très heureuse en amour, et même heureuse en général je dirais.

Elle a vécu une enfance très difficile notamment à cause de son père qui était très sévère, cet adjectif est encore assez faible pour le qualifier.

Je me souviens une fois quand ma mère était encore la, j’avais été voir mon grand-père (que je n’ai pas connu) au cimetière, et je vois encore la tête de ma maman en pleurs sur sa tombe en disant : “pourquoi tu m’as fait ça ?”

Étant petite et innocente, je ne comprenais pas du tout ce qu’il se passait..

Quelques années plus tard, j’ai appris que ma maman avait été violé par mon grand-père et ce n’était pas la seule de ses filles a avoir subi une agression sexuelle.

J’ai alors compris que depuis ce jour, ma maman était malheureuse.

Je ne comprendrai jamais comment on peut faire ça à son enfant, et puis non je ne comprends pas comment on peut violer quelqu’un tout simplement !

Évidemment, il n’a pas été puni pour ce qu’il a fait… Mon grand-père, était la personne la plus perverse au monde, il passait son temps à regarder ses filles sous la porte pendant qu’elles prenaient leur bain et trompait ma grand-mère à longueur de journée avec plusieurs femmes…

Le pire pour moi c’est de savoir que ma maman a été enterrée juste au dessus de mon grand-père faute de moyens financiers. Ma grand-mère n’avait pas assez d’argent pour enterrer ma maman dans une tombe individuelle.

Je repense à ce que ma mère a dû vivre avec cet horrible homme et savoir qu’elle est enterrée au dessus de lui, me met la rage et m’attriste à la fois.

Incapable d’aimer.

Je suis incapable d’aimer.

Je ne passerai pas par dix milles chemins, je ne suis pas capable d’aimer.

C’est vrai, mon corps ne ressent pas l’amour, il ne se sent pas aimé lui-même et il sait qu’il ne peut pas aimer.
Mes sentiments ne reposent que sur la colère, la frustration, la tristesse. Mon âme est malade et j’ai l’impression de ne rien faire pour la sauver.
Quand je pense aimer, jamais ça marche. Jamais j’te dis. Jamais.
J’ai envie de crier, de pleurer, de vomir… même plus.

Pas les couilles pour faire ça. Jamais eu de couilles pour faire quoi que ce soit. Jamais eu de couilles pour flirter avec une fille. Jamais eu de couilles pour me consacrer à un sport. Jamais eu de couilles pour assumer ma coupe de cheveux. Jamais eu de couilles pour me décider sur un outfit le matin.

C’est pitoyable. J’ai l’impression de m’effacer, que les personnes passent à côté de moi sans se soucier, que ma présence est confondue avec mon absence sans que ce principe ne soit réversible.
Une fille m’a fait comprendre que se faire mal par faute de l’amour n’apporte rien, si ce n’est que des cicatrices.
Aujourd’hui, une seconde fois blessé par l’amour. J’ai mal mais je dois garder ça en dedans. Je dois, comme on m’a déconseillé de faire, garder la boule noire en dedans.
Je dois m’empêcher de crier, de tout casser, de frapper.
Je veux me libérer. M’envoler. Vivre pour une fois.

J’ai pas envie de faire comme tout le monde. Je veux vivre bordel. M’évader. Voyager. Crier. Pleurer. Et librement. J’aimerais dire «Adieu, Terre», et m’enfuir le plus loin possible d’ici. J’aimerais que le gouvernement s’écroule et qu’on soit tous forcés de survivre.

J’aimerais un tas de choses.

Mais jamais j’aimerai quelqu’un.

A story

Salut, j’ai 20 ans et actuellement je travaille, j’ai arrêté les études, l’école n’étant absolument pas faite pour moi. J’ai grandi avec mes grands parents jusqu’à la maternelle puis ensuite je suis partie vivre avec ma mère. Elle m’a élevée toute seule, j’ai donc grandi sans père.

J’ai longtemps pensé que cela n’avait eu aucune conséquence mais j’ai eu tort et je pense que les filles qui ont vécu sans père comme moi savent la réalité de la chose.
J’ai une peur folle de l’abandon et mes précédentes relations n’ont rien arrangé. Déjà petite le collège a été une période éprouvante pour moi entre rejet et critique.
Je peux vous dire qu’à l’âge de 13ans ça peut faire beaucoup de dégâts. Fort heureusement pour moi au moment où j’étais au plus bas quelqu’un a été là pour moi, aujourd’hui ça va faire pratiquement 7 ans qu’on est amis.

Pour revenir à mes précédentes relations, ma première fois j’avais 17ans bientôt 18 et c’était un désastre surtout après. Notre relation était compliquée mais je me sentais prête à m’offrir à lui, je lui faisais confiance. On a donc passé un weekend ensemble et il s’est passé ce qu’il s’est passé.
Le weekend terminé on s’est laissé à la gare, il m’a dit « envoie moi un message quand t’es rentrée » et ce fut le dernier message que j’ai reçu de lui. Il m’avait juste utilisée puis ensuite supprimée de partout. Je peux vous dire que niveau confiance bafouée on a atteint le record.

Après ça je n’ai plus du tout fait confiance, bien sûr j’ai rencontré des flirts mais je me suis plus offerte à quelqu’un en tout cas jusqu’à mes 19 ans.

À l’approche de mes 19 ans je ne savais pas encore que j’allais rencontrer le meilleur homme qui soit. On va l’appeler Tony.
On travaillait ensemble tout s’est passé très vite. Un jour on a échangé nos réseaux sociaux et on n’a pas arrêté de se parler.
Un soir j’avais un problème de transport il n’y avait aucun train et il était 20h il faisait nuit donc je lui ai dit que j’allais attendre ma mère devant le travail. Il était sur la route pour rentrer chez lui et quand il a vu mon message il a tout de suite fait demi tour pour attendre avec moi. On est allés manger puis on a parlé et rigolé, c’était incroyable on se connaissait à peine et il m’avait déjà cernée.

Je ne saurai pas comment l’expliquer mais je lui ai directement fait confiance et j’ai mis 0 barrières, bizarre venant d’une fille qui a été trahie 1 an auparavant.
Avec lui je me sentais en sécurité comme si plus rien ne pouvait m’arriver. On s’est très vite mis ensemble. On est très vite tombés amoureux, c’était parfait, pour une fois je me disais c’est enfin à moi que ça arrive, c’est réel.. quelqu’un t’aime pour ce que tu es.
Je l’aimais d’un amour véritable, il était ma moitié et je ne savais pas qu’on pouvait aimer quelqu’un aussi fort et c’était réciproque. On passait tout notre temps ensemble, il m’avait présentée dès le premier soir à sa famille, c’était très sérieux.

Plus le temps passait plus je me sentais chanceuse et plus je me disais « qu’est ce que je ferais sans lui ? ».
Il me couvrait d’amour et de surprise, je me sentais comme dans les films… des bains moussants en sortant du travail, des restaurants, des petits déjeuners, à la saint Valentin il m’a même offert une rose éternelle. Ça peut paraître simple ou normal ces petites choses mais je n’avais jamais encore vécu ça et parfois j’avais encore du mal à réaliser, je me disais « quel homme incroyable ».
Avec lui j’avais confiance en moi et je n’avais plus peur de l’avenir, je me disais qu’avec lui à mes cotés rien ne pouvait arriver, c’était littéralement l’homme de ma vie même si ça faisait que quelques temps qu’on était ensemble, je ne pouvais plus me passer de lui.

C’est quelques temps après que la pire période de ma vie a commencée, du jour au lendemain plus rien n’était pareil, je voyais son changement et il m’a avoué que ça faisait depuis 2 semaines qu’il pensait à notre histoire, il a donc mis fin à notre relation.
Je n’avais rien vu venir car à part des disputes banales qu’un couple peut avoir, tout allait bien, du moins c’est ce que je pensais…

A ce moment là j’ai senti mon cœur littéralement se déchirer, j’étais tellement brisée que j’en ressentais une souffrance physique.
Je me sentais sombrer peu à peu dans de sombres ténèbres, je ne voyais plus la fin de cette souffrance, c’était comme si chaque jours on me tuait lentement mais avec une ardeur telle que les pensées les plus sombres te viennent à l’esprit.

J’étais détruite mentalement et physiquement, je ne mangeais pratiquement plus et ça se voyait ! Je perdais du poids à vue d’œil. On me disait que le temps guérissait les blessures mais comment guérir quelqu’un déjà mort à l’intérieur ? Plus le temps passe et plus je m’enfonçais sans voir le bout du tunnel.
J’ai commencé à faire des crises d’angoisses difficiles à calmer, puis les insomnies ont commencé, j’étais dans un cercle vicieux sans fin.
Ça brisait le cœur de ma mère de me voir dans un tel état mais malgré son intervention et celle d’autres membres de ma famille, rien y faisait. Je me sentais tellement seule, abandonnée et surtout incomprise avec rien de positif à quoi me raccrocher.

Après ça j’ai perdu toute confiance en moi, je savais plus qui j’étais ni ce que je voulais. J’essayais d’aller bien mais ça ne durait que quelques heures, puis à un moment j’ai arrêté d’essayer, je me laissais couler et me disait « à quoi bon ? ».

Et un jour je voyais que lui vivait sa vie donc j’ai décidé de faire semblant de bien vivre la mienne, je sortais, je me montrais sur les réseaux comme si tout allait bien, j’y ai presque cru parfois mais comme vous le savez la réalité rattrape toujours.
Je vivais mon semblant de vie heureuse puis quand je rentrais le soir j’étais seule et triste. Tous ces faux-semblants me fatiguaient donc j’ai arrêté.

Comment peut on souffrir autant d’une rupture ? Il était mon premier amour et j’espérais bien le dernier même si ça peut paraître naïf mais quand tu es avec quelqu’un c’est que tu te vois passer ta vie avec non ?
Donc est ce si stupide que ça ?
Ma douleur, ma peine, ma souffrance était comparable à l’immense amour que j’éprouvais pour lui, il était mon tout.
Comment je m’en suis remise ? On se remet pas d’une tel souffrance, on apprend à vivre avec et à l’enfouir au plus profond de soi et on essaye de passer une journée sans verser de larmes, puis une deuxième, puis une troisième, ainsi de suite.

Ma plus grosse erreur après tout ça c’est d’avoir essayé de remplacer le vide au fond de mon cœur et combler cette détresse en faisant d’autres rencontres mais ça ne changeait rien, à part rencontrer des abrutis sans fin ça m’a pas servi à grand-chose.

D’ailleurs le premier que j’ai rencontré après ma rupture était en réalité un connard de la pure espèce. Il est venu me parler, j’avais montré que je n’étais pas intéressée et que mon cœur n’y était pas mais il a persisté à faire ma connaissance sachant que j’aimais toujours mon ex, que je n’avais pas tourné la page et surtout que j’étais brisée de l’intérieur.
A ce moment la je me suis dis « wow si il persiste et reste en sachant tout ça c’est qu’il en vaut peut être la peine » et c’est là qu’a été ma première grosse erreur, sachez que un garçon (et non un homme) est prêt à tout pour arriver à ses fins.
Donc tout ça me faisait reprendre un petit pourcentage de confiance en moi car il s’intéressait à moi et prenais du temps à répondre. Du coup on a commencé à se parler de plus en plus et à s’écrire des romans, je reprenais un peu le sourire, je me disais après tout c’est peut être pas la fin pour moi, même si je n’étais pas prête à le rencontrer, un jour je me suis dis « pourquoi pas ? », ma deuxième grosse erreur mais comment aurais je puis savoir ?
J’ai fais l’erreur de croire qu’il était comme mon ex, gentil, sans une once de malveillance ou de vice donc on s’est vu plusieurs fois puis un jour ça s’est mal passé. Il a agit de manière agressive envers moi. Il m’a ensuite déposé devant chez moi et je me suis effondrée et c’est là que j’ai compris, c’est là que je me suis dis « mais qu’est ce que j’ai bien pu faire pour mériter tout ça ? », il était le premier depuis ma rupture à qui je m’ouvrais, je me suis sentie idiote, naïve et maudite.
À la suite de ça, ceux que je rencontrais je ne ressentais rien pour eux, je pensais toujours à mon ex, je l’aimais toujours même si j’aimais parfois affirmer le contraire.

Un jour avec lui on a décidé de se revoir puis on a commencé à passer plusieurs nuits ensemble. Au fond je savais que ce n’était pas bon, mais le retrouver le temps d’un instant, revivre ce qu’on a vécu, m’endormir dans ses bras apaisait la peine et la souffrance que lui-même avait causée c’est fou ?
L’espace de ces moments c’était comme si il ne m’avait jamais laissée mais d’un coté je savais que c’était pas pour autant qu’on allait se remettre ensemble, même si au fond j’avais un infime espoir qu’il revienne pour de vrai.

On continuait cette relation ambiguë sans but précis jusqu’au jour où je rencontre celui qui a tout changé, James.
Au départ on se parlait de temps en temps, puis ça a commencé à être fréquent, on s’est mis à se parler par messages tous les jours sur plusieurs plateformes en même temps mais jusque là rien d’ambigu.
Je savais qu’il avait déjà quelqu’un mais on n’ arrivait pas à arrêter de se parler, puis il a commencé à m’appeler tous les jours, plusieurs fois par jour on rigolait tellement !
Puis une fois entre 2 blagues il me dit  » mais imagine là on se parle etc mais en vrai on est destinés ».
Pour vous décrire son caractère c’est quelqu’un qui est très je m’en foutiste, les filles il s’en fout, il est pas du genre à draguer ou approcher une fille ou encore moins à profiter. Donc le fait qu’on se parle h24 comme ça l’a fait halluciner car ça ne lui ressemblait pas. Enfin bon continuons.

C’était pas une très bonne période pour lui niveau cœur. À savoir qu’on habite pas dans la même région, plusieurs centaines de kilomètres nous sépare. Puis un jour je lui dis « tu fais quoi le weekend prochain ? », j’avais envie de partir en weekend donc je me disais c’est la bonne occasion.
Il m’a donc dit qu’il m’hébergerait chez lui, j’étais gênée mais j’ai fini par accepter. Jusqu’ici notre relation était innocente sans arrières pensées malgré ce que l’on peut penser.

Arrive le fameux weekend où je décide de prendre ma voiture et de descendre le voir. Une fois là bas, y avait 0 gène, 0 stress c’était comme si on se connaissait depuis 10 ans. Une fois chez lui le soir on a mis un film je crois mais on a à peine regarder tellement on était occupés à se chamailler comme des enfants de 5 ans et ça jusqu’à 4h du matin au moins.

Il était convenu qu’il me laisse sa chambre et que lui dorme sur le canapé. Mais ça ne s’est absolument pas passé comme ça. Je sais ce que vous pensez « prévisible ».
Il était 4h du matin on était exténués, j’étais allongée sur le canapé puis il a posé sa tête sur mon ventre et à entouré mon corps de ses bras, on était complètement en train de se rapprocher mais sans s’en rendre compte, sans rien contrôler, puis on s’est endormis dans les bras l’un et de l’autre.
Une heure après on décide d’aller se coucher dans la chambre avant que la lumière du jour ne nous réveille. Une fois au lit, on se fait des câlins puis après une longue retenue on s’embrasse. On a passé tout le weekend comme un couple collés l’un a l’autre, à regarder des films, écouter de la musique, rigoler, se chamailler.

Weekend fini, je rentre chez moi. On cherche à expliquer en vain comment et pourquoi c’était arrivé mais on n’avait rien contrôlé, on était littéralement tombés sous le charme de l’un et l’autre.
Quelques jours passent puis il me dit qu’a la fin de la semaine il vient dans ma ville avec un ami à lui pour le weekend.
Sans s’en rendre on se lançait peu à peu dans quelque chose de très dangereux.
Arrive le weekend, la soirée même je les rejoins puis on passe la soirée tout les trois posés dans la chambre d’hôtel. Vers une certaine heure son ami s’endort et on se rapproche automatiquement, à savoir que son ami était au courant de rien.
Le lendemain soir pareil, je les rejoins sauf que cette fois là on décide de sortir. Avec lui on se comportait comme des gamins de 15 ans qui devait cacher leur relation mais on pouvait pas s’en empêcher… de se regarder, se toucher, s’embrasser dès que son ami avait le dos tourné.

Le weekend approche à sa fin et il me fait comprendre que si je voulais on pouvait poursuivre notre weekend mais cette fois que tout les 2 chez lui. Ni une ni deux j’ai préparé mes affaires et j’ai pris la route juste après eux. C’est là qu’on a vu à quel point on était attachés l’un à l’autre, on se lassait pas de ces moments ensemble. Sur la route je reçois un message de lui « Tu me manques déjà », j’avais qu’une hâte c’était de le retrouver. On a donc passé tout le weekend comme un couple, c’était juste incroyable ce qu’il se passait.

Pendant ce weekend là il m’est arrivé une galère avec ma voiture et il était présent pour moi, il essayait de trouver des solutions, je me sentais spéciale car pour qu’il soit comme ça avec quelqu’un et en plus de ça une fille.. Croyez moi il en faut vraiment beaucoup. Après ce weekend une fois rentrés on se rapprochait encore plus, se parlait encore plus, on passait presque plus de 6h par jour au téléphone, on avait même notre rituel où on s’endormait au téléphone tout les soirs, c’était un peu comme si on était ensemble je suppose.

Les sentiments se développaient à une vitesse jusqu’au jour où on se dit qu’on s’aime, il me l’a d’abord dit et j’étais sous le choc mais c’était réciproque.
A ce moment là on était dans une galère incroyable car oui il était avec quelqu’un de base, même si ils ne se parlaient et se calculaient plus il ne l’avait pas officiellement quittée.

Je sais c’est mal mais c’était tellement rare ce qui était en train de se passer, je recommençais à aimer quelqu’un et même si il y avait 90% de chances que toute cette histoire se termine mal, j’avais 10% de chances que ça se termine bien. Je me voyais clairement plus sans lui, c’est vraiment d’un amour profond, rien n’y personne peut m’arrêter.
Dès qu’il nous arrivait quelques chose que ça soit en bien ou mal on se le racontait directement. Après 2 semaines sans se voir je descends chez lui pour passer le weekend, c’était un peu le weekend de la dernière chance car on ne pouvait pas rester éternellement dans cette situation, il fallait qu’il fasse un choix.

On passe un weekend parfait comme toujours mais celui là il était sacrément intense ! Arrivé le dernier soir on décide d’aller dans la chambre puis il commence à me parler, une discussion à la fois négative mais à la fois non, c’était assez mitigé mais en gros il arrivait pas à se décider.
La déception se lisait sur mon visage et il le voyait, il essayait de me réconforter et moi j’essayais de rien montrer puis on a commencer à s’embrasser mais pas comme d’habitude, comme si c’était la dernière fois même si ce n’était pas des adieux, pour moi c’était tout comme malgré qu’il me dise que non et c’était déchirant.
Avant que je parte on a pris une dernière douche ensemble, tout était plus intense c’est à ce moment là que j’ai senti tout l’amour que j’avais pour lui. Vient le moment du départ, j’essayais toujours de rien montrer, on se fait un dernier câlin, un dernier bisou, je monte dans ma voiture et prend la route et je craque et relâche à base de larmes toute la pression et la tension de ces derniers instant.

Une fois rentrée, j’étais dans un état d’esprit assez bizarre, on avait décidé de pas se voir pendant 1 mois voir ce que ça nous fait et je pense que toute cette situation m’a fait angoisser, surtout ne pas savoir quoi faire, quoi penser, comment agir…

Quelques jours après ça allait un peu mieux, on se parlait normalement on avait repris nos petites habitudes jusqu’au jour où il me dit le fameux « faut qu’on parle ». Comment dire que mon cœur battait à 100 à l’heure. Au moment où il m’a dit ça c’était une période où il était occupé ce qui fait qu’on a parlé seulement 3 jours après.

Pendant ces 3 jours j’étais dans tout mes états, à savoir que de nature je suis impulsive, émotive, impatiente et anxieuse et pendant les 2 mois qui précédait c’est-à-dire depuis que toute cette histoire a commencé, j’avais énormément pris sur moi, je faisais preuve d’une patience et d’un calme irréprochable compte tenu de la situation et ce « faut qu’on parle » avait déclenché mes mauvais cotés comme si tout me rattrapait, comme si j’avais trop accumulé.
Mon anxiété était à son niveau le plus élevé et ma tension avait atteint son pic le plus haut. J’ai dû me mettre en arrêt maladie le temps d’une journée car avec toute cette tension j’avais fais un mini « malaise » au travail. Ce jour là je lui ai mentis en lui disant que je ne savais pas pourquoi ça m’était arrivé mais je savais que c’était à cause de toute la pression de cette situation.

Arrive le soir de notre discussion. J’étais assez pessimiste concernant la discussions qu’on allait avoir. Le sujet était toujours le même, que fait-on ?
Toujours aussi perdu il ne savait pas quoi faire mais il savait que ça pouvait pas continuer ainsi, il a alors commencé à dire ce qu’il pensait et ressentait, que tout cela n’était pas un jeu pour lui, que ce qui s’est passé était bien réel mais qu’il se voit dans l’incapacité de la quitter pour l’instant mais aussi dans l’incapacité de me sortir de sa vie. Sauf que j’en avais marre de prendre sur moi, il fallait que les choses bougent j’étais restée beaucoup trop passive dans cette histoire car c’était à lui de prendre une décision mais au final sans m’en rendre compte j’étais en train d’en souffrir.
Je ne supportais plus de le savoir encore avec elle et jusqu’ici je ne l’avais pas fais savoir car j’étais en réalité la fille de trop mais je suis humaine, j’ai des sentiments et j’en avais clairement pour cet homme et l’image de lui avec elle me hantait et me faisait de plus en plus ressentir un profond dégout. Ce que je ressentais était bien pire que ces conneries de jalousie ou de possessivité.

Je me suis donc dis « faut que tu reprennes les choses en main », la décision était donc la suivante : passer toute une semaine en ayant aucun contact, aucun appel, aucun message et que si à la fin de cette semaine il savait toujours pas, je ne pourrais pas rester car ça devenait au-dessus de mes forces de le partager. Je l’aimais, je pouvais plus faire semblant… ça me rend dingue tout ces trucs qu’on ressent quand on aime.

Après cette décision, l’atmosphère était assez particulière au téléphone. On parlait pas beaucoup, c’était triste et maussade mais aucun de nous n’osait raccrocher car on savait que une fois raccroché ça serait 0 sms, 0 appels. Ça parait rien une semaine, ça parait même ridicule mais imaginez vous, parler à une personne tout les jours depuis quelques mois, l’avoir des heures et des heures au téléphone, s’endormir au téléphone avec elle, je peux vous assurer que cette semaine va vous paraître une éternité.

Une fois raccroché, la soirée fut longue, c’était une torture de pas pouvoir s’envoyer des conneries par message mais je finis par m’endormir. Le lendemain au réveil je savais que ça allait être une longue journée, il fallait que je m’occupe et comble le vide de son absence. Il a fallu que quelques minutes pour que je reçoive un appel de lui, je décroche en pensant que c’était une urgence car on c’était dit qu’à la moindre urgence on s’appelle mais il s’avère que non je lui dis donc qu’on est censé ne pas se parler (non pas que ça me déplaise de recevoir son appel) il me dit que après cet appel on se tient au plan, je lui répond « pas de soucis ». Sauf que les 3 jours qui ont suivi il respectait pas du tout le plan, il m’appelait et m’envoyais des messages et bien évidemment je répondais donc il était pas le seul fautif. Je finis par lui dire que c’est pas bien ce qu’on fait, qu’on avancera jamais et qu’il faut donc se tenir au plan et ne plus repousser.

Le lendemain on passa toute la journée sans contact, ça me faisait assez bizarre et je me suis rendu compte à quel point il tenait une place importante dans ma vie car son absence impactait mon humeur.

Deux jours après avoir réfléchi, cogité dans tout les sens, j’en avais marre de patienter ! Avoir autant patienté durant tout ce temps m’avait rendu terriblement impatiente.
Je lui envoie donc un message en lui disant qu’après avoir réfléchi je ne vois qu’une dernière option, ça serait de passer un dernier weekend ensemble et que après ce dernier, si il n’était pas décidé je partirai de moi-même et le laisserai faire sa vie car je peux pas rester en sachant qu’il est avec une autre, je ne supportais vraiment plus tout ça. Il m’a dit d’attendre de voir comment cette semaine se passerait mais plus les jours passaient plus j’étais mal !
Puis un jour je vois qu’il m’ignore, mon impulsivité prend le dessus je lui dis qu’il m’avait promis de pas partir comme ça et en plus sans explication, je lui fais comprendre mon énervement, il m’appelle le lendemain en voyant ce message il dit qu’il est juste perdu dans sa vie et qu’il a besoin d’un « break » avec tout, que ça ne concerne pas que moi, juste qu’il a besoin d’être seul.
Du coup les jours passent, il était distant et je supportais mal cette distance, trop de questions se bousculaient dans ma tête, même si je me disais  » c’est rien il est dans une mauvaise phase » mais je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer qu’il était peut être avec elle…

Quelques jours plus tard il m’appelle et décide de me parler. Il me dit qu’il a un peu retrouver ses esprits et qu’il a pris une décision. Au fond de moi j’avais vraiment un mauvais pressentiment, je me suis dis « c’est bon je vais le perdre », c’est fou ça. C’est pas moi qui devrait me dire ça dans l’histoire.
Il continue en disant que malgré tout ce qu’il s’est passé il peut pas la quitter, en tout cas pour le moment il en est incapable, j’ai alors tout de suite compris ce que je savais au fond de moi depuis un moment. Une fois cette phrase prononcée « je ne peux pas la quitter » j’avais le regard fixe et livide, il continuait à parler, j’écoutais mais je n’entendais rien.

Il me faisait comprendre que pour l’instant c’était sa décision même si il ne sait pas comment ça sera dans 2 semaines, qu’il peut changer d’avis à l’avenir mais que là il est trop dans une phase perdu dans sa vie, où il ne pense à rien.
À ce moment là dans ma tête je me disais « et nous dans tout ça, c’était pourtant réel ce qu’on a vécu, y a des sentiments, y a eu des je t’aime, comment tu peux ignorer tout ça ? J’étais quoi pour toi ? Tu va juste ignorer tout ce qui s’est passé et continuer à vivre normalement ? Tu m’a dis que tu m’aimais, comment t’a pu et tu peux hésiter entre deux personnes comme ça, tu renonce donc à tout ? Comment tu peux laisser tout ça alors que c’est toi qui m’appelle tout les jours sans cesse, c’est toi qui m’envoie des messages, c’est toi qui a été dans l’incapacité de ne plus me parler quand on a décidé de plus avoir de contact pendant 1 semaine. Donc tu m’aimes assez pour ne pas me sortir de ta vie mais pas assez pour voir la réalité en face ? »
Voila tout ce que je me suis dit mais j’ai été incapable de sortir une seule de ces phrases. Mon regard était toujours fixe et livide et mon esprit ailleurs.
Les seuls mots que j’ai pu sortir c’est « pas de soucis je m’y attendais » sauf que s’y attendre et le vivre sont 2 choses totalement différentes. D’un coté j’étais abasourdie et choquée mais d’un autre pas totalement, c’était assez spécial… c’est comme si mon moi intérieur ne voulait laisser transparaitre aucune émotion, montrer aucune faiblesse. Je me répétais « t’inquiète pas ça va aller, tu va tenir le coup » puis à lui je lui disais « t’inquiète pas c’est rien ça va » je limitais les phrases, je savais que à tout moment je pouvais craquer mais je voulais pas qu’il sente une seule faiblesse. Des blancs perçant se laissait entendre, je ne savais pas quoi lui dire.

-Tu me détestes ?
-Non
-Tu m’en veux ?
-Non
-Tu es triste ?
-Je sais pas

Je restais la plus nette et ferme possible. Dans ma tête oui j’avais envie de lui hurler tout ce que je pensais plus haut mais au fond non je ne le détestais pas mais je lui en voulais même si je suis aussi fautive. Je savais le risque que je prenais en me lançant dans tout ça.
Donc je suis restée là sans rien dire, j’attendais juste que cet appel se termine. Une fois raccroché je me suis dis je vais juste continuer à vivre, je voulais pas me mettre dans un sale état comme j’ai pu l’être avec ma rupture précédente, j’ai donc essayé de m’occuper mais le poids de toute cette histoire me pesait. J’ai donc pris mon ordinateur et j’ai commencé à écrire et voila où j’en suis.

Je sais que j’ai mal agi, que ce n’était pas bien au vu de l’autre fille et je peux vous assurer que tout ça est loin d’être dans mon habitude mais trop de choses m’ont poussée à me lancer à corps perdu dans cette histoire, je n’ai pas contrôlé mes sentiments et me suis laissée aller.
Ressentir cette alchimie, ce feeling, cette connexion aussi rapidement et de manière inattendue m’a fait perdre la tête. Je pense pas que toute cette histoire n’aura servi à rien, est ce la fin de nous 2 ? je ne pense pas, reste à voir à quoi aura servi tout ça, seul l’avenir le dira.

Un peu perdue…

Je sais bien qu’il y a des choses plus compliquées dans la vie et des histoires plus dures encore mais cela fait maintenant 2 ans que je suis littéralement perdue dans ma vie..

En juin 2017 je me suis mis en couple avec un garçon nommé (M) que j’aimais beaucoup, mais je suis une personne qui n’a absolument confiance en elle.
Les débuts étaient comme chaque début de relation, simple, sans prise de tête. Mais 1 mois seulement après nous être mis ensemble, je suis tombée enceinte. J’avais seulement 18 ans et je n’avais donc absolument pas de situation.

Après quelques semaines de réflexion j’ai fini par décider d’avoir recourt à une IVG. Ce n’étais pas le choix du cœur mais tout bêtement celui de la raison, le meilleur choix pour M.
J’étais bouleversé et pourtant je savais que je faisais le meilleur choix.
Et je pense que ce fut le début d’une année très compliqué. Je pensais pouvoir supporter ce que j’avais fait mais je me trompais totalement.

J’ai commencé par manger encore et toujours plus comme pour combler le vide qui me hantait. Je pensais sans cesse à ce qu’aurait dû être ma vie si je n’avais pas avorté, j’avais sans cesse l’impression d’être enceinte. Je pleurais dès que mes règles arrivaient, je cauchemardais toutes les nuits en rêvant que mon ventre s’ouvrait de l’intérieur, je hurlais durant mes nuits, me réveillais en sursaut.
J’ai finalement pris 10 kilos et des vergetures au ventre, aux seins… tout semblait similaires à une grossesse. Mes angoisses revenaient, j’avais peur, peur de tout, peur d’avoir cassé quelques chose en moi, peur d’avoir fait une bêtise, peur de m’en vouloir à jamais. Je pleurais sans cesse.

J’ai fini par arrêter mes études et de ne rien faire. Toute la journée me poussait lentement dans une déprime que j’allais difficilement quitter. Mon copain et ma famille me regardaient me décomposer et malgré leur nombreuses tentatives pour me faire comprendre qu’il était temps pour moi de me remettre à « apprécier la vie », je n’entendais rien.
Je ne m’acceptais plus, je ne me regardais plus, ne vivais plus et ne pensais qu’à ce fameux jour du 16 aout 2018. J’avais conscience d’avoir pris la bonne décision mais mon cœur était en morceaux.

J’ai appris le jour de Noël 2018 que ma sœur ainée était enceinte. Il y a d’abord beaucoup de joie puis je me suis rendue compte que j’aurais dû moi aussi, à ce moment là, être enceinte.
Et j’avais peur de vivre cette grossesse par procuration, de vouloir voler à ma sœur ces moments là qui n’appartenaient qu’à elle, j’avais peur de ne pas la voir, elle, profiter de ces moments là alors que je hurlais au fond de moi pour avoir cette chance là. C’était paradoxal et inexplicable de la voir, de l’entendre.
J’ai été proche tout du long de sa grossesse et encore aujourd’hui quand je regarde mon neveu, je me dis que cela aurait pu être moi aussi. Et je m’en veux de penser ça car ce n’est que mon neveu.

Après 1 an à vivre difficilement après cette épreuve, j’ai commencé a avoir des soucis avec mon copain et ma belle famille. Alors que ma sœur étais sur le point d’accoucher (15 août 2018), mon beau père m’a clairement dis que j’étais une « perverse narcissique » que je voulais « détruire M »  « tu n’as pas de bonnes intentions » « si il perd du poids c’est à cause de toi » « il n’est pas heureux » «  tu n’es qu’une gamine »…

J’ai d’abord pas vraiment réagi, mais j’ai fini par en parler à mes parents en leur demandant si eux aussi pensaient ça.

Mes parents était furieux de savoir qu’un homme de 60 ans se permettait de me parler de cette façon là. Et j’étais triste de voir que mon copain croyait son père à ce sujet alors que pendant toute l’année que nous avions passé ensemble son père le surveillait, lui envoyait des messages 4 fois par jour, voulait tout le temps savoir ce qu’il faisait, où il était, il s’immisçait dans notre relation privée, l’appelait mon amour à tout bout de champs, avais une maison dégueulasse que je passais d’ailleurs mon temps à nettoyer. J’avais entretenu son père en s’occupant du linge, de la nourriture, de la maison, de ces chats… pendant que lui disait à M que je n’étais pas bien que j’avais de mauvaises intentions… M à fini par faire ses études à 2 minutes de chez son père, à habiter chez lui, à lui rapporter tout ce qu’il faisait, quand, comment, pourquoi..

Il se mettait dans cesse en compétition avec moi.

Ma mère m’expliqua bien après que s’il agissait comme ça c’était certainement à cause de la perte de ses 2 sœurs lorsqu’il était plus jeune. Je ne vous parle pas non plus de la mère de M qui pleurait car elle ne voyait pas son fils assez souvent (on était 2 à 3 jours par semaine chez elle), elle tapait dans les murs avec l’aspirateur pour qu’on se réveille, l’appelait elle aussi 3 fois par jour…
J’étais totalement piégée au sein de cette famille en leur trouvant toutes les excuses du monde. J’ai fini par douter énormément de moi, à penser que j’étais comme ça, à pleurer, à faire déprime sur déprime, à ne plus vouloir manger, à ne plus vouloir aller au travail… M à finalement fini par me quitter le 20 novembre 2018.

J’ai perdu 10 kilos 2 semaines après seulement. Je me suis senti libérée et enlevée d’un poids.

Aujourd’hui j’ai encore des séquelles de toute cette histoire et surtout de l’avortement mais j’ai beaucoup pris conscience qu’il fallait que j’en profite.
Malheureusement j’ai l’impression d’être incomplète et plus vraiment à ma place. J’ai envie de partir et de quitter ce que je suis en train de faire. J’ai l’impression que pour me reconstruire il faut vraiment que je parte loin mais je n’ose pas.
Je me sens différente comme beaucoup plus mature mais aussi beaucoup plus détruite qu’avant. Je ne me reconnais plus.
Je ne sais juste plus quoi faire. J’ai envie d’avancer vraiment. Mais je perds le contrôle de moi même, de mes envies…

Aujourd’hui dans l’actu nous pouvons voir qu’un gamin de maternelle est accusé d’agression sexuelle .

Sur les réseaux sociaux la majorité des commentaires appelle à la minimisation des faits. « Ce n’est qu’un jeux de touche pipi pas plus » ….

J’aimerais vous raconter une partie de notre vie de famille :

Ma fille était en moyenne section de maternelle (petite école de 50 élèves). Elle ne mangeait plus depuis plusieurs mois, le mot d’anorexie enfantine avait était glissé dans son dossier, elle faisait des crises d’acétone.

Un jour, lors d’une consultation chez un homéopathe elle dit au médecin qu’elle aimait son école mais qu’elle avait peur d’y aller … et se mure dans le silence.

Peu de temps après je suis dans un magasin avec elle, en passant dans une allée elle croise un mannequin de présentation, elle commence à faire des chatouille à l’entre-jambe du mannequin…. j’ai été choquée !

En rentrant à la maison je lui demande pourquoi elle a fait ça ? Pourquoi elle a peur d’aller à l’école ?

Elle me raconte alors que cela fait plusieurs fois que l’un de ses camarade la suit lorsqu’elle va aux toilettes, et qu’il la plaque contre le mur avant qu’elle ne remette sa culotte. Il lui glisse les doigts dans la «foufoune » et il s’en va !!

Je vous assure que quand on entend ça on a besoin de s’asseoir.

Le lendemain matin je vais voir sa maîtresse qui tombe des nues !

Les parents sont prévenus mais n’y croient  pas … entre temps la gendarmerie est prévenue… je suis appelée pour aller en parler.

On me demande si je veux porter plainte pour viol …. « car oui c’est un viol il y a eu pénétration, madame ». Je choisis de ne pas porter plainte.

Je garde ma fille à la maison pendant quelques semaines , à son retour à l’école le gamin n’est plus là il a été placé par les services sociaux.

J’apprendrais plus tard qu’il a recommencé dans la famille d’accueil où il était…

Ma fille ? Elle a demandé à porter 2 culottes pendant très longtemps, elle ne mettait plus de jupe ou de robe, les shorts c’était avec des collants. Elle ne pouvait pas aller à la piscine sans que je sois là, avec elle dans les vestiaires. Cela fait 4 ans et elle est toujours suivie par une psy….

Alors non ce n’est pas qu’un jeux de touche pipi…. cela peut flinguer des gosses….

Mon couple

Cela fait trois ans que je vis avec un homme (alcoolique…), je ne sais plus quoi faire car quand il ne boit pas il est tellement gentil (une personne normale) et quand il boit je vis un calvaire……

Il travaille et part en déplacement du lundi au jeudi. Il rentre saoul le jeudi soir et repart le lundi matin saoul je passe des week-end affreux à me faire insulter quand je refuse de faire l’amour.

Il n’arrête pas de me provoquer qu’il va retrouver ses blondes ou autres alors je me sens coupable et je cède il me demande sans cesse de lui faire des fellations … Je suis incapable car j’ai un dégout il sent l’alcool c’est horrible pourtant je l’aime….

Quand il est en déplacement quelque fois il est gentil au téléphone quelque fois non. Des insultes, il dit que je dérange ses animaux, qu’il est bouddhiste, indien, il me parle constamment de son travail qu’il veut tout démonter que c’est lui le chef et j’en passe….

Je vis ça au quotidien cela devient insupportable…. Ce matin avant de partir, il m’a dit qu’il ne rentrerais que samedi car j’ai refusé de faire l’amour j’en peux plus !!!!!

Peur…

Je me dois d’être honnête, je souris pour garder un masque, pour que tout le monde pense que je vais bien, mais au fond je ne suis qu’une petite fille qui a peur de perdre tout ce qu’elle a, ma famille est déjà dissoute a cause de problèmes ridicules, suis-je la seule a être mature et réfléchie ? Je sais que j’ai des rêves parfois trop demandeurs, mais pour la dernière d’une fratrie de 5 j’estime que j’ai le droit de vouloir réunir ma famille au moins une dernière fois pour profiter de ce bonheur de pouvoir les voir.

 

Ensuite j’ai peur de le perdre lui, Il est ma raison de me lever le matin, il est ma raison de respirer, Il représente tellement pour moi, je suis persuadée qu’a ses côtés je pourrais construire quelque chose de beau, une famille, des animaux, un toit, un travail, des projets a deux ou en famille, des vacances loin de tout ou encore des surprises, sans lui je ne suis plus rien, je n’ai absolument rien envie de faire, à part rester dans mon lit devant mon ordinateur a regarder des séries et/ou a pleurer de son absence, j’ai tellement hâte que tout ça se termine et qu’il soit enfin a mes côtés chaque soir et chaque jour, j’ai le sentiment que c’est le bon, qu’on peut être heureux tout les deux ensemble pendant de longues années, Et c’est aussi un de mes rêves !

 

Je ne supporte plus son travail qui l’oblige à partir loin de moi chaque semaine ou pour de plus longues périodes, ce travail qui le fatigue et me le retire, ce travail qui fait de lui son esclave sans importance, pour moi il est plus important que quiconque et je ne supporterais pas de le perdre a cause de cette maîtresse ignorante.